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Facebook veut marcher sur les plates-bandes d’Amazon dans l’e-commerce

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Forte de ses applications Facebook, Instagram et WhatsApp, le numéro un des réseaux sociaux ambitionne de devenir une marketplace géante. L’objectif : se hisser au niveau du géant Amazon. Quatre nouvelles fonctionnalités ont été lancées le 22 juin dernier pour accélérer la vente de produits de grande consommation en ligne.

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Facebook, Instagram et WhatsApp se transforment en places de marché

Intégré à Facebook et Instagram en mai 2020, l’outil « Shops » va arriver prochainement sur WhatsApp, en partant des États-Unis. Les marchands tiers peuvent ainsi ouvrir une e-boutique et afficher leur catalogue de produits, les organiser en collections, etc. Les clients peuvent se procurer ceux-ci directement sur l’application de leur réseau social favori. Le principe est donc identique à Amazon.

Marketplace, la plateforme de vente en ligne entre particuliers va également accueillir « Shops », multipliant les possibilités de commercialisation pour les professionnels. Au total, le groupe revendique 1,2 million de magasins numériques actifs et 300 millions de visiteurs chaque mois et s’attend à une forte hausse dans les mois à venir.

Facebook expérimente par ailleurs un outil de recherche visuelle ou « visuel search » reposant sur la reconnaissance d’images et connecté à Instagram. Il suffit pour les clients de scanner des clichés trouvés sur l’application ou stockés dans leur smartphone pour lancer une recherche de produits similaires chez l’un des marchands tiers dans Shops. Cette fonctionnalité est complétée par la possibilité d’un essayage virtuel, d’articles de mode notamment, grâce à une solution de réalité augmentée.

Les données et l’audience, piliers de l’offre e-commerce de Facebook

Les annonceurs pourront en outre diffuser des publicités personnalisées, promotions ou offres spéciales à l’intention de leurs clients et prospects. Des données sur les habitudes d’achat des consommateurs mises à leur disposition via les outils Shops et Marketplace devraient grandement leur faciliter la tâche.

On voit ainsi comment la société de Mark Zuckerberg valorise l’immense manne de données dont elle dispose sur ses millions d’utilisateurs. En effet, ces derniers se connectent généralement à leur profil sur l’application pour leurs emplettes en ligne. Cela permet à Facebook d’associer leur adresse mail à leurs activités et centres d’intérêt sur les différents réseaux sociaux : articles lus, marques suivies, pages produits consultées, articles placés parmi les favoris ou achetés, etc.

Le portrait très précis qu’il est en mesure de dresser est évidemment très précieux pour les marques, pour affiner leur offre et leur ciblage des clients. Et ces informations seront d’autant plus importantes lorsque Google bloquera les cookies tiers sur son navigateur Chrome durant la deuxième moitié de 2023. Les annonceurs ne pourront donc plus compter sur ces petits programmes informatiques pour leur rapporter les informations de navigation des internautes à travers plusieurs sites.

Son audience représente un autre atout majeur. Rien qu’en France, Facebook a enregistré un volume mensuel de 45,2 millions de visiteurs uniques l’année dernière, contre 32,4 millions pour WhatsApp et 31,8 millions pour Instagram. Et tous ces chiffres s’affichaient en hausse de 3 %, 32 % et 12 % respectivement sur un an. Ces outils devraient d’ailleurs faciliter grandement la communication entre commerçants et acheteurs, levant ainsi un des plus gros points faibles de l’expérience client dans ce domaine.

S’imposer comme une plateforme de vente, le défi du groupe

Les revenus et la rentabilité de Facebook devraient augmenter rapidement grâce aux commissions prélevées sur les ventes des marchands présents sur les places de marché, ainsi qu’au chiffre d’affaires généré par les publicités. L’on comprend mieux pourquoi le fondateur du groupe avait présenté le commerce électronique comme l’un des trois piliers de sa croissance au cours des prochaines années.

Le principal défi à relever pour Facebook consiste à convaincre ses utilisateurs de modifier leurs habitudes et d’avoir le réflexe de se rendre sur ses réseaux sociaux pour faire du shopping. Car à l’heure actuelle, ses applications sont principalement considérées comme de simples espaces de discussions.

La firme de Menlo Park pourrait s’inspirer de ses concurrents chinois tels que Tencent, qui a relevé le défi de combiner réseaux sociaux et plateformes commerciales dans de « super applications ». L’ajout de fonctionnalités de paiement à WeChat a ouvert aux marques l’accès à une communauté de plus d’un milliard de personnes à qui proposer leurs produits. En sus, les mini-programs, qui permettant aux professionnels de créer leurs boutiques, ont rapporté 250 milliards de dollars en volume d’affaires à WeChat l’an dernier, doublant ses performances de 2019.

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